Reportages photos d'Isabelle Meister
Rediffusions des concerts
Éditorial
Bruissez sans entraves
Life box
Atelier cosmopolite
Ateliers « Play In C »


Loin des emballements festifs de Mai 68, notre temps vit aussi sa révolution. L’expérience collective des frontières abolies par la webcam et le haut-débit donne corps au slogan « mes désirs sont la réalité ». Tout est accessible, les cultures nivelées, le contact instantané, l’écriture et l’enseignement collectivisés par le blog et le wiki, le savoir du monde entier au bout du clic. Mais où est la fraternité ?
Il n’y a que la solitude d’une utopie où se croisent des avatars insensibles.

Les « Boîtes de vie » que présentera Archipel sont les œuvres de ce temps de possibilités infinies et de dématérialisation des contacts. En association avec le théâtre du Grütli, Archipel proposera tout un week-end de déambulation parmi des installations, des micro-performances, des dispositifs musicaux, chorégraphiques, théâtraux qui rompent avec le spectacle traditionnel et proposent l’œuvre comme expérience solitaire et cénesthésique où le sujet se dissout dans l’universel, la frontière entre les arts se résorbe.

Raphaël Thierry peint au sable sur des boîtes rétro-éclairées, et l’œuvre naît sous nos yeux invisiblement dessinée aux sons de la musique de Jérôme Combier (concert Contrechamps le 4 à 20h et 22h30). Maya Bösch propose la découverte purement sonore d’une pièce de Jelinek depuis une cage de verre au sommet d’un immeuble genevois (11-12-13 de 12h à 18h).

Le caractère cosmopolite de la musique actuelle éclate dans les petites formes écrites pour danseurs et instrumentistes par le Mexicain Castaños et le Congolais Ouamba, la Serbe Velickovic et le Français Dreux, le Suèdois Nordin et le Coréen Young-Doo (le 11 à 20h). Le plasticien devient musicien (quintette de souliers, installation d’Arno Fabre les 11, 12 et 13), le compositeur sculpte l’espace sonore (installation sonore d’Andrea Agostini pendant toute la durée du festival, Halles de l'Ile), le vidéaste Bailly-Basin transforme sons et visages de femmes en un long morphing jusqu’à ce qu’ils acquièrent l’anonymat idéal d’une sculpture de Brancusi, le public lui-même devient l'interprète de l'œuvre (ateliers et installation Play In C de Cécile Guigny/Terry Riley du 7 au 11), acteurs et contrebassiste s’unissent pour une grande soirée de performances sur l'Enfer de Dante (Schuler/Rudasigwa/Collectif3, le 4 et le 5 à 22h30).

Dernière modification de la page: mercredi 2 avril 2008. Ce site nécessite javascript.