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Atelier cosmopolite
Ateliers « Play In C »


Les années 1960 ont cassé le carcan des règles héritées de la Seconde École de Vienne. Contre le sérialisme, sa combinatoire, ses rejets harmoniques, surgit le Do majeur éclatant et les simples cellules répétées d’In C de Terry Riley (ateliers publics les 7-8-9-10-11, installation du 11 au 13, concert le 13). Le Minimalisme est né.

Pour la première fois dans l’histoire de la musique, l’Europe n’a pas été à l’avant-garde. Elle se crispe sur la complexité de son langage, notamment en France où luisent les dernières braises d’un sérialisme flamboyant (Barraqué, Éloy, Guézec, le 5 à 20h).

Karlheinz Stockhausen, pourtant promoteur du sérialisme généralisé, est quasiment le seul de sa génération à se laisser séduire par cette explosion de liberté. Durant cette décennie, il fait preuve d’une incroyable audace expérimentale. Première œuvre mixte avec transformation électronique en temps réel (Mantra, le 12 à 20h), Spiral pour ondes courtes (le 7 à 20h), Mikrophonie I où micro et potentiomètre deviennent des instruments à part entière (le 9 à 20h), expérience de musique intuitive (Aus den sieben Tagen, le 12 de 14h30 à 22h30) repoussant la notion d’auteur (il n’y a pas une note écrite) comme celle de représentation (l’œuvre dure de 6 à 12h). Puis délaissant la technologie, il invente un rituel musical d’une envoûtante beauté : Stimmung, prière syncrétique chantée selon les harmoniques naturelles (le 10 à 20h). Stockhausen est bien l’incarnation de la liberté débridée des années 60.

Dernière modification de la page: mercredi 2 avril 2008. Ce site nécessite javascript.